Bon, je l'ai dit, je l'ai écrit ici et ça fait plusieurs mois aussi que j'en parle autour de moi.

J'y pensais depuis longtemps, depuis mon premier semi-marathon en fait... mais à cette époque-là, je me disais que c'était quasi-inaccessible pour moi, un objectif un peu utopiste, comme si on disait "oh tiens j'aimerais bien aller sur la Lune, ça doit être vraiment sympa, et puis la vue, t'imagines?"... C'est pour ça qu'à l'époque je me disais aussi: peut-être pour mes 40 ans? ça situait les choses dans le temps, mais dans un temps pas trop trop proche non plus... Et puis, vous le savez comme moi, le temps passe toujours plus vite qu'on pense. Alors pour une fois, j'ai décidé de le prendre de court (le temps) et de ne pas attendre davantage. D'toute façon, à 40 ans, je ne serai probablement pas plus apte que maintenant à la faire, ce marathon.

Donc c'est décidé: le 24 mars 2018, à 20 heures, je vais aller à Bordeaux et m'engager pour 42,195 kilomètres. De la pure folie... mais je me dis aussi que sans un peu de folie la vie ne vaut peut-être pas grand chose.

Et puis dans cette ville j'ai déjà vécu un accouchement, alors un marathon à côté c'est du gâteau... non?

 

 

J'ai bien conscience de tout ce que cela engage comme investissements. En terme d'argent d'abord, parce que l'inscription n'est pas gratuite, et puis on ne peut pas non plus y aller pieds nus, etc. En terme de temps ensuite, car outre les 5 heures sans doute que je passerai dans le feu de l'action, il va y avoir des heures et des heures de préparation, étalées sur des semaines (et on sait bien que c'est de temps qu'on est le moins riche). Finalement j'appréhende plus la préparation que le marathon en lui-même. Et puis surtout, surtout, il va falloir être motivée et garder le moral. Car j'imagine bien que les choses se jouent essentiellement dans la tête. Mes jambes suivront si ma tête y croit... et oui, elle y croit. Et y aura intéret à garder la foi! car ma prépa va se faire en janvier - février - mars, c'est à dire quand il fait froid, qu'il pleut et que les jours sont courts. Et que durant les fêtes, j'ai comme chaque année un peu craqué et pris deux bons kilos (l'an dernier, j'avais mis plusieurs mois à les reperdre..) Qu'en plus je n'ai jusqu'à ce jour pas réussi à trouver quelqu'un pour relever ce défi avec moi. Mais pas grave : courir ce marathon c'est avant tout un défi personnel, une négociation avec moi-même, une volonté de me prouver avant tout à moi que je peux le faire.

En parler, et je pense a fortiori écrire à ce sujet, m'aidera à rester motivée. Alors par avance pardon à tous ceux que ce sujet barbe ;-) et à très bientôt pour les autres!