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18 avril 2018

Fête d'anniversaire pour les 9 ans de Paul : thème dinosaures!

Pour son anniversaire, Paul aurait bien choisi un thème du style les jeux olympiques ou l'athlétisme... mais comme il est plutôt sympa, il m'a laissé opter pour le thème des dinosaures, qui me semblait plus riche et plus facile à exploiter. ç 'a donc été chasse aux dinosaures pour tout le monde!

Dans cet article, je vais vous expliquer ce que j'ai fait et comment. Et si tout cela vous inspire, n'hésitez pas à me laisser un petit mot et à me faire part de vos réalisations. Vous le verrez, je me suis très largement inspirée de ce que j'ai trouvé sur Pinter*est. Vous allez entendre parler des invit', de ma chasse aux dinos (avec scénario) et bien sûr du goûter.

Invitations:

Les invitations ont été confectionnées un peu à la va-vite, en une seule petite soirée, pour que Paul puisse les donner avant le long week-end de Pâques. Je les ai donc faites seule. Elles font peut-être un peu bébé, mais ont le mérite d'annoncer la couleur. (Très largement inspiré de ceci)

J'ai dessiné mon bébé dino à main levée (je dois encore avoir le gabarit si ça vous dit). Idem pour celui de l'oeuf. Je les ai reportés (décalqués pour les dinos) sur de grandes feuilles Vivaldi, autant de fois que nécessaire. J'ai repassé les contours au feutre noir et découpé tout ça patiemment. J'ai collé au pistolet de petits yeux mobiles sur les dinos et écrit mon texte au dos. Les dinos sont fixés sur leurs oeufs avec des petits carrés de mousse, donc ils sont un peu en relief. J'avais initialement pensé faire deux fois les oeufs pour avoir une coquille qui s'ouvre, comme sur celle dont je me suis inspirée (avec attache parisienne), et puis... pas le temps.

 

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La fête

Ensuite, le dimanche 8 avril, presque tous les copains ont répondu présents (une copine était partie et un copain était puni) : ce sont donc 7 copains déchaînés qui ont fait leur entrée en piste à 15h. Plus Paul. Plus Manon et sa copine. Plus Léo qui n'a pas lâché sa place, ni dormi d'un poil : il a passé l'après-midi à courir à fond derrière les grands, à faire des câlins à certains, qui le lui rendaient bien d'ailleurs. Bref lui aussi a passé une super journée.

Nous avons démarré avec une chasse aux bébés dinos, que j'ai préparée vraiment à la dernière minute. J'avais mis en place un scénario pour lier tout ça, puis il y a eu le goûter, et l'ouverture des cadeaux (beaucoup de Lég*o, des livres et un puzzle), puis un gros défoulage dehors, puisqu'il ne pleuvait presque plus.

 

La chasse aux dinosaures

Alors voilà l'histoire: Le Professeur Abel Siort-Etnarauq, un éminent chercheur un peu touche-à-tout (déjà mis en scène dans l'Escape Game pour les 12 ans de Manon, que je vous présenterai un jour prochain, dès que j'en prendrai le temps) et dont je montrais une vieille photo (celle de mon grand-père maternel, qui s'appelait en effet Abel), avait notamment effectué des recherches sur les dinosaures, à qui il vouait une grande passion. Il avait une mission pour les jeunes explorateurs, mais avant de la leur confier, je devais m'assurer qu'ils étaient dignes de la confiance du Professeur. Ils devaient donc me fournir dix informations différentes concernant les dinosaures, leur mode de vie, leur (soi-disant) disparition. 

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Comme ils ont réussi à me dire des choses intéressantes, j'ai pu leur expliquer la mission. Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, il s'avère que les dinosaures n'ont en fait pas disparu il y a 65,5 millions d'années à cause d'une météorite. Certains ont survécu, depuis tout ce temps. Ils ne sont pas comme les dinosaures d'avant, ils sont plus discrets, plus petits. Ils ne sont pas dangereux ni agressifs, et pourtant... Des organisations secrètes sont lancées à leurs trousses, avec pour mission de les éliminer définitivement de la surface terrestre. Mais les dinosaures, épaulés par des chercheurs comme le Professeur Siort-Etnarauq, organisent leur résistance.

Le Professeur oeuvre depuis des dizaines d'années à leur sauvegarde. Il a mis au point avec eux un système de communication très élaboré. Seulement, le professeur est maintenant très vieux et plus vraiment en mesure d'aller sur le terrain, faute de moyens également. Il charge donc les jeunes de retrouver et de mettre à l'abri des bébés dinosaures, que leurs mamans ont protégé de leur mieux jusqu'à présent. Mais les mamans ont été repérées, elles ne peuvent garantir la sécurité des petits pour l'instant. Le professeur a regroupé ses notes ainsi que des documents dans une enveloppe ("top secret", à voir ci-dessous), que j'ai remise aux enfants, en leur souhaitant bonne chance et bon courage. Je leur ai également remis une boite fermée par un cadenas à code (là encore, on a recyclé le matos de l'Escape Game).

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Plusieurs documents étaient donc à analyser. Il y avait notamment une liste de conseils aux jeunes explorateurs (rester organisés, communiquer, garder l'esprit d'équipe, ne rien négliger. Il y avait aussi un carnet de notes du professeur, ainsi que divers papiers avec des messages, certains codés. Le tout menant par étapes (énigmes, objets à chercher, messages à décoder et actions à effectuer) à retrouver 12 bébés dinosaures (des petits dinos en plastique achetés à Gi*fi pour quelques euros).

En fait, les bébés dinosaures avaient été protégés de trois manières:

- par le verre : ceux-là étaient placés dans des oeufs en plastique transparents (récup) et cachés dans le jardin. Les notes étaient en vert.

- par la mer : il s'agissait de bébés dino qui avaient vécu à la période glaciaire et se trouvaient donc conservés dans de la glace (je les avais mis au congél' dans des moules à muffins remplis d'eau, donc ça ne faisait pas tout à fait le même effet qu'ici... pas réussi à remplir d'eau mes ballons de baudruche, faudra qu'on m'explique). Les papiers et notes les concernant étaient en bleu.

- par la terre : pour ceux-là, j'avais à nouveau réalisé (comme pour l'escape game de l'anniv de Manon, mais en bien mieux réussi) des oeufs surprise en un genre de pâte à sel, colorié cette fois au cacao. (Recette inspirée de celle-ci : ils ont dû sécher plusieurs jours au soleil, et pour bien les durciir, je les ai mis au four sur la fin; consistance, couleur et aspect nickel). Ils étaient bien cachés et il fallait aussi trouver une clé pour les délivrer. Tout ce qui les concernait était écrit en orange.

 

Je les ai donc incités à procéder par étapes.

Pour les notes en vert, pas très compliqué. Dans le carnet, quelques notes à des dates anciennes indiquaient : "bébés en danger", "changer la cachette", etc. Et sur un papier vert, un message était à lire en transparence (voir photo). Ils n'avaient plus qu'à aller sur place, les chercher (sous la pluie). C'est Manon qui les avait planqués, et apparemment bien cachés. Dans la troisième photo ci-dessous, Paul en a un dans la main.

Pour les notes en bleu, on passait au niveau supérieur de difficulté, avec un papier bleu sur lequel on lisait plusieurs affirmations avec des prénoms (voir photo aussi). Sur le carnet, plusieurs notes révélaient qu'un seul des personnages cités disait la vérité... mais qui était-ce? Un autre mot disait que Manon savait qui, et qu'elle ne pourrait révéler l'identité de cette personne qu'à travers une partie de Qui est-ce... C'était Charles qui disait vrai, les dinosaures étaient bein pris dans la glace, et donc dans le congélateur (Dommage j'ai pas fait de photo. Mais le résultat était sympa; ils étaient bien congelés). On a mis les glaçons à fondre dans un saladier d'eau chaude, et on s'est occupé de la dernière mais non moindre étape de la chasse (quatrième ohoto ci-dessous).

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Pour les notes en orange, il y avait en fait deux étapes distinctes, et pas si simples. La première (qui a été faite en dernier, mais peu importe) consistait à trouver l'endroit où étaient les derniers bébés. Pour cela, ils avaient les deux papiers oranges qu'on voit sur la photo (bon, là le message codé a été décodé! Forcément, puisque j'ai fait la photo après-coup). Comme l'indiquait le deuxième papier, ils ont donc dû ressortir, pour trouver 12 oeufs en bois (achetés au rayon déco de Pâques) suspendus dans des arbres dans le jardin (les oeufs qu'on voit dans leurs mains, sur la deuxième photo). Ils pensaient devoir les casser pour trouver des indices, mais pas du tout. Sur chacun étaient écrits: d'un côté une lettre, de l'autre un petit symbole ; justement les symboles qui apparaissaient dans le message codé.  Même s'il manquait un oeuf (on ne sait pas où il est, mais en revanche quelqu'un a retrouvé un oeuf Kinder qui datait de Pâques!), par déduction, ils ont décodé le message: les bébés étaient cachés dans la boîte à lettres du cabinet (troisième photo).

Sauf qu'il en manquait la clé, objet de la deuxième étape. Elle devait se trouver dans  la boite fermée par un cadenas. Il restait donc à trouver le code pour ce cadenas. Pour cela, des petits mots dans le carnet du professeur donnaient des indices. L'un d'eux indiquait que les chiffres du code étaient dans des bouteilles à la mer. Un autre parlait de bouteilles cachées près d'un grand sapin derrière la grange... Ils sont allés près du sapin (quatrième photo) et ont découvert des petites bouteilles (qui avaient été cachées environ à 14h55), qui contenaient des papiers où étaient inscrits les chiffres du code : 7, 1, 9 (Bon, en vrai, l'humidité avait un peu fait déteindre l'encre de mon feutre orange, donc j'ai dû un peu orienter mes explorateurs pour qu'ils ne partent pas sur une fausse piste...). Enfin, dans le carnet, d'autres indices précisaient que le code était un nombre inférieur à 200 d'une part, et d'autre part, que le chiffre des dizaines était supérieur à celui des unités... Ces indices les ont un peu barbés (ou alors ils ne les ont pas vraiment compris: "inférieur c'est plus, c'est ça?"...), bref. On a écrit les différentes possibilités (combinatoire) et toutes testées, et les filles ont fini par ouvrir délicatement le cadenas. Tout le monde s'est donc précipité sous la pluie fine et on a trouvé les oeufs (je trouvais dommage de ne pas les avoir photographiés, mais on en voit un sur la dernière photo). Ne restait plus qu'à les casser, et certains s'en sont donné à coeur joie pour les jeter violemment au sol, marcher dessus... Pour la petite histoire, on m'a demandé comment je m'y étais prise pour faire des oeufs comme ça, en pain durci!

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Chacun a pu choisir son bébé dino et repartir avec. Et Léo a récupéré avec joie tous ceux qui restaient! Tout cela nous a occupés un peu plus d'une heure et demie, mine de rien!

 

Le goûter

 

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La star du goûter était sans doute ce dinosaure, à l'air tout gentil mignon. Et en plus, sans vouloir me vanter, je dois dire qu'il était plutôt bon. Et surtout, je me suis régalée à le faire (Franchement, si je devais changer de métier, je choisirais "fabriqueuse de gâteaux d'anniversaire"!!).

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Il s'agit toujours (on ne change pas une recette qui marche) d'un banal gâteau au yaourt (ou plutôt deux gâteaux au yaourt... et je ne suis pas sûre du pluriel de "banal", mais je vote pour "banals"), avec toujours une ganache au chocolat (la même que où vous en trouverez la recette,  ou là, ou encore ) et quelques Sma*rties pour la touche colorée. Le tout avec en plus des barquettes pour les écailles, et les oreilles: pas sûre non plus que les dinos aient des oreilles comme ça, mais je trouvais que ça lui donnait un air sympa!. Les yeux sont des sablés que vous découvrirez un peu plus bas dans cet article.

Pour la mise en forme, je me suis inspirée de cet article. J'ai donc fait et cuit deux gâteaux au yaourt (on devrait dire "aux yaourts" d'ailleurs) dans des moules ronds. L'un de ces gâteaux a été découpé en deux parties égales, et l'autre selon le modèle donné dans le lien. Je les ai mis en place comme sur les photos, sur un grand calendrier recouvert de papier d'alu. Puis j'ai généreusement recouvert le tout de ganache, et tout bien décoré avant que celle-ci ne sèche. Une fois encore, j'en ai mis partout et notamment un p'tit peu sur moi... mais c'est ça qui est rigolo, non?

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Pour compléter, Manon a réalisé à ma demande des petits sablés avec des empreintes de dinosaures (idée toute simple et sympa, piquée ici).

Moi je n'ai pas pu m'empêcher de faire, alors que ce n'était pas du tout nécessaire, de jolis muffins "volcans en éruption" (idée super jolie qui vient de ; la mienne est moins bien réussie, mais je suis contente quand même). La lave qui est projetée est juste du caramel, la lave qui coule devait être en chocolat blanc coloré. Pour moi, pas du tout une réussite: tout allait bien, jusqu'à l'ajout des colorants (liquides) qui ont instantanément et de manière irrémédiable durci le chocolat. J'ai donc rattrapé le tout avec un glaçage (au jus de citron et sucre glace) coloré.

Et avec le chocolat blanc devenu orange clair, mais dur, j'ai confectionné comme avec de la pâte à modeler, des petits oeufs de dinosaures... qui n'ont pas eu beaucoup de succès... (très très sucré).

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17 avril 2018

Léo a (tout récemment eu) 3 ans

Notre Léo vient de fêter ses trois ans. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a bien sa place dans la famille, et qu'il ne laissera à personne l'occasion de la lui prendre! Il développe un bon petit caractère. Il sait ce qu'il veut et a de la suite dans les idées. Tout petit déjà, il se roulait par terre quand je faisais les courses, et je pouvais alors me fâcher, lui parler doucement, m'en aller et changer de rayon, rien n'y faisait (il y a quelques années, j'aurais dit que seuls les enfants mal élevés font ça, maintenant je sais que ça peut être le signe d'un fort tempérament).

Il est par ailleurs super agréable car très intéressant. Il est en général très souriant et extrêmement présent. Il parle beaucoup, a toujours quelque chose à dire, une remarque pertinente, une question à poser (petit exemple datant de pas plus tard qu'hier : "pourquoi les foursettes ça pique et les couteaux ça coupe?"...). Il dit ce qu'il pense sans détour (de "t'es mon amour" à "elle est nulle cette voiture"). Depuis qu'il va à l'école, il a énormément grandi, ce n'est plus du tout un bébé (plus de couches, plus de bibi- euh, ça c'est un peu dur... et si on l'écoutait, il n'y aurait même plus de siestes!). Ce n'est pas (que) parce que c'est le nôtre, mais il nous épate chaque jour! Pour son audace et son côté fonceur (il grimpe partout, fait depuis très longtemps de la trotinette de grand, de la draisienne, et tadam, depuis aujourd'hui du vélo de grand sans roulettes et avec les pédales... il y a intéret à courir à côté car, non, il ne sait pas freiner!), sa capacité à tout assimier (il cherche sur les panneaux, les plaques d'immatriculation, partout, des lettres qu'il connaît), son côté sociable et joyeux.

Continue comme ça mon grand, mais pas trop vite quand même!

 

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Le tout a donné lieu à des cadeaux bien sûr... ça Léo ne s'y attendait pas je pense! En voici quelques uns, d'autres ont suivi, merci à ceux qui l'ont gâté! ...

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... Et bien sûr à des gâteaux. Pour le jour J, Léo souhaitait "un gâteau au chocolat avec des ço-ises". J'ai donc fait pour la première fois, et avec plaisir, une Forêt Noire. Miam! ça vaut bien les quelques heures que j'ai passé à la faire. Pour qu'elle plaise à plus de monde, j'ai remplacé les cerises par des framboises. Léo était super content! Par contre, moi, en bonne blonde, j'ai surtout photographié mon gâteau en noir et blanc... ce qui ne lui rend pas vraiment justice, il était décidément mieux en couleurs!

Et Thomas et les enfants ont fait un gâteau au yaourt.

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Pour la fête en famille (Jour de Pâques), on avait fait un brownie. Avec les trois bougies réglementaires!

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10 avril 2018

Paul a 9 ans

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Notre Paul a eu neuf ans ce lundi 2 avril. Regardez comme il est grand! (Pas de Manon sur la photo car elle était en Angleterre).

Il reste gentil et attentionné. Il aime toujours les Légo, les voitures, apprécie de plus en plus la lecture. Il aime jouer dehors, bricoler dans sa chambre. Il fait toujours des dessins très riches, mais sans couleurs, dans un style qui lui est propre. Ses dessins montrent des bateaux et des sous-marins, des combats d'engins spatiaux, des volcans qui explosent, des extra-terrestres ou des créatures bizarres. Il a toujours énormément de copains. il court de plus en plus vite, mais globalement ce n'est pas quelqu'un de pressé... il prend son temps, que ce soit pour se laver, s'habiller, manger, écrire... Il invente toujours des blagues, pas toujours avec succès (il a un humour qui lui est propre aussi, et parfois nous, on reste perplexe). Il est assez fin et se pose des questions philosophiques. Sa maîtresse ne tarit pas d'éloges sur lui, il fait de gros efforts pour écrire un peu plus vite, moins sale. Il est bon camarade et respectueux. C'est notre grand Paul, fidèle à lui-même.

 

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03 avril 2018

Finisher du Marathon !!!

Eh bien comme promis : JE L'AI FAIT!!

Samedi 24 mars 2018, j'étais sur la ligne de départ du Marathon de Bordeaux Métropole. ça, c'était déjà pas mal... Mais mieux encore : quelques heures plus tard, j'étais sur la ligne d'arrivée, après avoir parcouru 42,195 km. Youhouhou!!!

C'était dur, ça je ne le cache pas, mais la fierté de passer cette ligne vaut bien tout ce que ça m'a coûté! Je vous raconte?

 

(BO de ce moment pour moi : "Crazy", Lost Frequencies. Je ne sais pas à quoi font référence les paroles en vrai, mais elles se rapportent bien à tout ça pour moi : "I just don't care what the world says, I'm gonna make it"... "so what if I am... crazy")

 

Nous sommes arrivés à Bordeaux vers 15h. Un petit tour pour récupérer les clés de la chambre qu'on a louée, puis nous partons sans traîner au village marathon (avec un vélo pour ne pas se fatiguer... et le côté rigolo c'est qu'on n'en a qu'un pour deux!). Il fallait bien ça pour récupérer les dossards, parce qu'il y a la foule des grands jours. Côté météo : beaucoup de vent sur les quais, mais pas de pluie. Je ne me fais pas trop d'illusions quand même, je sais ce que prévoit la météo (pluie au minimum de 19 à 22 heures, et pas mal de vent... et encore, ça c'était presque optimiste par rapport à la réalité des choses). Mais l'ambiance est là. Je commence à sourire, j'ai hâte d'y être. Je ne sais pas si je suis prête, en tout cas je suis préparée... et motivée...

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Nous repartons à la chambre pour grignoter un peu, pas trop tard (vers 17 h, j'ai avalé un peu de jambon avec des pâtes complètes, et puis une banane et un café). Je prends un petit bain chaud car je sais bien que tout à l'heure, dehors, il va faire froid. On se prépare : grosses hésitations : on prend un K way? des polaires? que laisser à la consigne? il ne faut pas trop s'encombrer mais pas non plus risquer d'avoir froid, au départ et pendant la course. Moi je prends mon T shirt fluo avec mon prénom cousu devant, tous mes colliers hawaïens (je mets un bracelet à chaque cheville, des fleurs dans mes cheveux), des bracelets phosphorescents... un coupe-vent quand-même, et même un autre dans la consigne, et en avant! je suis là pour m'amuser! Je regrette juste de devoir admettre que non, raisonnablement, je ne peux pas partir avec ma guirlande lumineuse... pas envie de finir électrocutée en plein effort! Thomas, lui, revêt son bleu de travail et son béret, avec un T-shirt quand même, mais il n'était pas assez couvert (ça je l'avais dit). 

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On arrive sur place un peu avant 19h, juste à temps pour laisser les sacs aux consignes. Là on nous donne des fameux bracelets phosphorescents (petite parenthèse: c'était une super idée, sur le papier. Car en réalité, on n'a jamais été suffisamment dans le noir pour qu'ils puissent vraiment briller... mais bon, l'idée était bonne). On retrouve un Will quasiment congelé sur pattes, c'est avec lui que Thomas va courir le semi marathon. Un petit tour aux toilettes bien sûr, et... oh non, la pluie arrive, lentement, mais sûrement, avec la tombée de la nuit. On se place dans notre sas de départ (celui de 1h45 pour le semi, c'est-à-dire "très légèrement" au-dessus de mon niveau à moi). On n'a pas très très chaud, même si on est, comme d'hab, bien serrés les uns aux autres. On regarde devant, on est à plusieurs centaines de mètres du départ, et c'est bondé. Derrière, idem. La nuit tombe, la musique joue de plus en plus fort et la pluie fait de même. On voit les gouttes et les bourrasques dans la lumière des projecteurs géants, ça promet!

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20 heures, les premiers partent. Il nous faudra 16 minutes pour passer l'arche. Je suis super motivée (oui je l'ai déjà dit, mais c'était bien le cas). C'est parti pour quelques heures.

Au premier kilomètre, il y a une borne rigolote (enfin, rigolote si on veut!) qui dit en gros : "marathoniens, plus que 41,195 km avant l'arrivée"... Un kilomètre après l'autre, on va bien y arriver... Je fais un peu moins de 2 km avec les gars, bien en forme : Will me dit qu'on est à 5'45 au km, mais je me sens bien... Ceci dit, il faudrait pas non plus que je m'épuise tout de suite... ou que je les freine, eux, et qu'ils me disent après que c'est à cause de moi qu'ils n'ont pas fait un résultat au top. Alors je les laisse partir et je continue seule. Enfin pas vraiment seule vu la densité de coureurs en T-shirts fluos! Cette année, les meneurs d'allure n'ont pas leurs flammes (un problème de livraison, semble-t-il), dommage car j'aurais volontiers essayé de suivre aussi longtemps que possible celui de 4h30, dont le rythme aurait largement pu me convenir je pense. Après le deuxième kilomètre, je rencontre le meneur d'allure de 4 heures (et je cours donc à sa vitesse! tadam!) qui me propose gentiment de rester avec lui... sauf que je sais bien que je n'en aurais pas la capacité.

Nous passons ensuite le pont Chaban-Delmas, en plein vent. 3 kilomètres et tout va vraiment bien (encore heureux ceci-dit). Puis nous longeons la Garonne rive droite. Là je connais. On passe ensuite sous le Pont de Pierre, puis dessus et voici déjà le premier ravitaillement des 5,5 km. Je ne m'arrête surtout pas, pas envie de me griller. C'est très joli de voir la file ininterrompue des coureurs qui serpente sous le pont puis dessus. Cette année, il n'y a pas grand monde sur le Pont... tu m'étonnes, avec ce vent!. Passage toujours aussi sympa Porte de Bourgogne, avec là en revanche toujours autant de monde. C'en est même presque dangereux, car certaines personnes essaient de traverser (ce qui est non seulement suicidaire, mais aussi pas très safe pour les coureurs). Je commence ma tournée des tapes dans les mains, j'adoooore. Les gens, les enfants transmettent une force incroyable. Je fais des zig-zags pour taper plus de mains (comme si je n'avais pas assez à faire). Passage à Pey Berland, après le kilomètre 7. Je savoure, j'aime beaucoup ces rues éclairées, le monde, je profite du fait que nous sommes encore tous ensemble, avec ceux qui font le semi.

La séparation des parcours a lieu un peu avant le kilomètre 10, juste avant Gambetta. Un peu avant cette séparation, quand je commence à me mettre sur la gauche avec mon écriteau cousu dans le dos ("c'est mon premier marathon, c'est pour ça que je prends le temps d'en profiter"), je rencontre un monsieur qui m'encourage à fond. Il me dit que lui il fera son premier quinze jours plus tard, à Paris. Il me dit que je vais y arriver sans problème, et que je ne dois rien lâcher... ça tombe bien, c'est justement ce que je comptais faire... Puis on est quelques uns à tourner à gauche, tandis que les autres partent pour la plupart à droite. C'est donc là que les choses sérieuses commencent : avec quelques autres personnes autour de moi, on se dit qu'on est bien seuls! Malgré tout, contrairement à ce que je pensais, je ne me suis jamais trouvée seule à proprement parler. Il y a toujours eu pas mal de coureurs autour de moi. Mais un marathon, c'est quand même spécial, parce que peu de gens sont dans l'optique de discuter. Beaucoup se mettent dans leur bulle, avec leurs écouteurs dans les oreilles, et restent concentrés (je ne sais pas, ils comptent peut-être leurs pas et ne veulent pas perdre le fil : 123 522, 123 523, 123 524...). A 10 kilomètres, ma montre affiche pile poil 1 heure 00. Je ne pensais pas que je courrais si régulièrement, mais vraisemblablement, 10 km/h, c'est ma vitesse de croisière.

Ensuite nous partons en direction des boulevards et de Pessac et Mérignac. Je me fais doubler par un gars recouvert de guirlandes lumineuses bleu-blanc-rouge, qui font leur petit effet (et je regrette la mienne, de guirlande). Je rigole frachement quand il s'arrête pour faire pipi le long d'un mur, personnification même de la discrétion. Vers le kilomètre 12, nous passons tout près de l'entrée de derrière de l'hôpital. J'ai une pensée émue pour Manon, c'est là qu'elle est née. Je me dis que si j'ai vécu un accouchement ici (pas si simple en plus), je peux bien venir à bout de ce marathon!. Puis nous passons juste juste derrière notre ancienne maison, de Pessac. Je reconnais quelques maisons, les rues, la pharmacie. Un peu plus loin, je reconnais les rues où on se baladait avec Manon dans le landau, je reconnais même des coins que j'avais oubliés! C'est rigolo. Dans le même temps, il se met à pleuvoir sérieusement. Je suis obligée de mettre ma casquette si je veux continuer à voir un peu où je vais (adieu les fleurs dans les cheveux). Un peu plus tard, je vais même carrément remettre mon coupe-vent (adieu l'écriteau sur mon T-shirt) et ne plus l'enlever. Fait pas chaud chaud...

(Ce ne sont pas des lunettes de soleil que j'ai sur la photo, juste l'ombre projetée par ma casquette ;-))

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Aux kilomètres 17-18, je commence à sentir un petit coup de mou. Et d'ailleurs quand j'y pense, c'est presque toujours le cas à ce moment-là. On est sur le bord de la route, il y a peu d'animations, il pleut... bref il faut rester motivés. Certains commencent un peu à lâcher leur motivation (je leur dis "allez, courage!"), ils commencent à marcher. Je n'en suis pas là, moi. On passe près de Châteaux : Luchey-Halde, Picque-Caillou. Je reconnais là encore des coins où je ne suis pas venue depuis des années, mais qui pourtant faisaient presque partie de mon quotidien à une époque.

Au kilomètre 20, on passe devant une caserne de pompiers. Petite pause pipi, c'est la première fois que je repère des toilettes. Je prends des trucs au ravito. Bientôt à la moitié. ça fait deux heures que je cours. Au kilomètre 21, nous traversons le parc du Château Pape Clément. C'est très beau, le château est éclairé en couleurs, les graviers craquent sous nos pas. Quelqu'un crie "allez, marathonniens, allez, marathonniens" dans un mégaphone, ça c'est chouette et ça me motive ("Marathonien" : j'ai du mal à croire que c'est ce que je suis en train de devenir). Nous sommes à Pessac. Au kilomètre 23, je reconnais le centre ville, l'église, la place du Marché... ça va toujours. je me dis pour me donner du courage, qu'on est maintenant sur le retour. Mais je sais que le plus dur reste à venir.

A partir du 26 ème kilomètre, on passe à nouveau tout près de mon ancienne maison, mais de l'autre côté. Nous sommes à Haut Brion. Le temps est toujours aussi pourri, j'ai l'impression que ça monte (et je pense que ce n'est pas qu'une impression). Et voilà, ça y est, ça commence à tirer, étonnamment au niveau des cuisses, ce qui n'est pas vraiment habituel pour moi. Pas trop le droit de flancher pourtant. Mais 25-26 c'est un cap symbolique pour moi, le pallier que je n'ai jamais franchi. Je commence à penser au kilomètre 30, aux boulevards, au retour vers Bordeaux et à Thomas qui doit me rejoindre. Allez, ça monte vraiment, je m'octroie une mini-pause "marche", le temps de lire quelques sms que mes copines compatissantes m'envoient. Je réponds à quelques uns, appelle Thomas, qui me dit qu'il ne sera pas là au trentième sans doute. Pas grave, je redémarre et arrive à tenir encore quelques kilomètres en courant. Nous passons à Talence, là aussi je connais bien, là aussi je n'étais pas venue depuis très longtemps. Une fille qui court à peu près à ma vitesse est rejointe par son chéri, qui attendait sur le bord de la route avec un parapluie. Il court avec elle quelques kilomètres et l'encourage; je prends ses mots aussi pour moi. Bientôt la barrière Saint Genès, je passe devant le petit supermarché (tiens, il a changé d'enseigne!), je reconnais les petits commerces, le labo où j'avais fait la prise de sang qui m'avait appris que j'étais enceinte, il y a... 13 ans (j'en prends seulement conscience maintenant, en l'écrivant!!), puis voici la voie ferrée, la Rue de la République où on a un peu vécu au tout début. Nous passons les boulevards, le fameux et redouté trentième kilomètre est là! Enfin, pour moi il n'était pas tant que ça redouté (le mur je l'ai vu au 26ème, alors maintenant, chaque pas me rapproche un peu plus de l'arrivée, c'est tout ce qui compte!), mais surtout très attendu. Je piste tous les vélos, j'espère que Thomas ne va pas trop tarder. Après ce trentième kilomètre, il y a un gros ravito... enfin il est normal ce ravito; ce qui est gros c'est surtout la pause que j'y fais... J'ai besoin de souffler deux minutes avant d'attaquer la suite. 

Au trente-deuxième, voici le Messie, enfin Thomas quoi. Petite pause à nouveau. Thomas me parle, attache la guirlande lumineuse tout autour de moi (par dessus mon K way que je n'ai aucune envie de quitter). Cette guirlande va drôlement m'aider, mine de rien, m'aider à tenir... car les gens ne vont pas me lâcher pour que moi je ne lâche pas. "Eh le sapin de Noël! ne lâche rien!", y a pas à dire, ça booste.

J'ai gardé mon sourire depuis le début, je garde la forme aussi, mais là je sais que je suis dans la partie la plus dure. J'ai 3 heures 30 de course à pied dans les pattes, mon corps n'a jamais connu ça, et malgré tout je sais qu'il me reste une bonne heure et demie à tenir. A aucun moment je n'ai mis en doute le fait que j'allais le faire, ce n'est pas maintenant que je vais commencer. Mais c'est dur. D'ailleurs Thomas fait une petite video à mon insu. Dessus je dis que "c'est dur", et que "je le refais pas l'an prochain le marathon, je te le dis!"... ensuite ça coupe, mais je me souviens très bien avoir dit "Ni même jamais, d'ailleurs"!

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Au trente-deuxième kilomètre, on revient à Pey Berland, il y a un peu de monde. Désormais je m'arrête à chaque ravitaillement, pour boire un peu, manger quelques raisins secs, mais surtout me nourrir d'encouragements. Cette partie du parcours n'est pas la plus agréable, elle va dans des coins un peu moins fréquentés (Mériadeck, jardin Public...), et surtout les kilomètres s'étirent... Le palais Galien, il est très joli, oui, mais il est si loin... Au kilomètre 36, j'ai vraiment envie de m'arrêter et de m'asseoir par terre. Mais non, pas question.

A partir du 39ème, on commence à voir le bout du tunnel. On revient dans des coins que je reconnais, mais surtout dans des coins où on retrouve un peu de public. La guirlande fait son effet. Je ne peux pas m'arrêter, pas maintenant, avec ces gens qui applaudissent... Alors pas après pas, j'avance. Voici les Quinconces, tout est éclairé, cette ville est magnifique, quelle chance j'ai de me trouver ici! Thomas me lâche et me crie "c'est ton moment, profite!" Un type me dit gentiment "allez, tu ne vas pas t'arrêter maintenant, tu viens avec moi, tu me suis!"... ça y est, je suis à nouveau repartie et je le dépasse, même.

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Le kilomètre 40 voit arriver le Grand Théâtre. Là encore il y a un grand ravito, une chouette ambiance, les lumières brillent de partout. Je fais une 'tite photo et je savoure malgré la difficulté. On suit les rails du tramway. Des gens font la fête. Certains coureurs sont sur le retour, mais ils ne manquent pas d'encouragements. Un type se met à courir avec moi avec sa bière, non mais il ne va pas me doubler ce rigolo! je le remercie pour ces quelques centaines de mètres, c'est toujours ça de fait! Bientôt la fin, voici la Grosse Cloche, avec les illuminations. Devant moi, un coureur a un pied bionique. Si lui le fait, moi aussi je peux le faire, y a pas de raison! Je le dépasse aussi.

Nous arrivons sur les quais, nous sommes au quarante-deuxième kilomètre. ça y est, l'arche d'arrivée se profile à l'horizon, la Place de la Bourse aussi. Je vois les lumières vives des projecteurs, j'entends la musique et le speaker à l'arrivée. Je sais que ça y est. ça y est, je l'ai fait. Je fais encore une petite pause, pas parce que je n'en peux plus, mais parce que je veux immortaliser l'instant. J'ai travaillé depuis des mois pour arriver ici, je me traîne (un peu, quand même) depuis des kilomètres pour vivre cet instant précis, celui où je sais que je vais récupérer ma médaille. Alors oui c'est vrai, mon temps n'est pas le meilleur des meilleurs (5 heures 02). Mais arriver ici, dans cet état-là (c'est à dire vivante, sur mes deux jambes, le sourire aux lèvres), c'est une vraie victoire personnelle. La preuve que tout est possible. Je ne le dois qu'à ma volonté. ça a été dur, mais je n'en suis que plus fière.

 

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Je termine donc fièrement ma remontée des quais. Une video tournée par Thomas montre mon arrivée. Au milieu de tout le monde qui passe la ligne normalement, genre c'est un truc tout à fait banal, moi je lève les bras et je crie "youhouhou", car non, ce moment n'a rien de banal! Je pense que je m'en souviendrai longtemps.

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J'ai passé la ligne. J'arrête ma montre, je cherche où on récupère LA médaille (et pas celle des relayeurs, ni celle du semi : the one). Je sais qu'il ne va pas falloir trop traîner car je vais vite me refroidir. Mais rien ne presse... Ensuite je quitte la zone d'arrivée, pour aller vers celle de l'après-marathon. Super, ils ont installé des tentes où il fait à peu près bon! Je vais me changer (devant tout le monde, ne faisons pas les chochottes) puis je trouve un podologue pour me masser un peu les mollets. il me demande où j'ai mal : j'ai envie de lui répondre "partout en fait". C'est un peu vrai : aux cuisses, aux mollets, aux pieds, aux abdos... mais pas autant que je pensais : je tiens quand même debout. Je vais ensuite manger un peu, le potage chaud me fait du bien, de même qu'un thé un peu indéfinissable (au curcuma : franchement on se demande si ce n'est pas de la soupe... Qu'importe, il est chaud et c'est ce qu'il faut). Puis nous rentrons, c'est moi qui récupère le vélo : sans ça je pense que j'aurais été obligée de dormir sur les pelouses des quais, je n'aurais pas pu faire à pied les 2 kilomètres qui me séparaient pourtant de la possibilité de prendre une douche et de m'allonger sur un vrai lit.

Avant, je me demandais si ce marathon allait me voir pleurer, souffrir, vomir, cracher mes poumons, ou me dégoûter à vie de la course à pied... Pas du tout! (enfin pour être tout à fait honnête, si : j'ai un peu souffert pendant, et un peu pleuré à l'arrivée... mais le reste, pas du tout).

 

Epilogue : la nuit a donc été trèèès courte et pas super confortable. Comme s'il n'était pas assez tard, c'était en plus le changement d'heure, allez zou une heure de moins. Sur quatre petites heures de somnolence, j'ai dû me lever 14 fois pour aller faire pipi... Bref, le lendemain j'étais vraiment fatiguée et pour ne rien arranger, j'avais l'impression d'avoir des jambes de 1000 ans. J'avais du mal à marcher, c'est carrément un euphémisme. L'après-midi, je me suis même endormie sur le canapé, chez Papa-Maman, et ça, ça ne m'était encore jamais arrivé. Le soir, j'ai pris un bon bain chaud, me suis massée avec du baume du tigre et ai bien dormi. Le lundi, j'avais bien encore quelques courbatures, mais je pouvais marcher et même descendre les escaliers, bref j'étais d'attaque pour reprendre le boulot! Je me suis couchée un peu tôt (enfin pas trop tard) les soirs suivants, et tout va bien. Franchement je trouve que je m'en tire vraiment bien. A tel point que, bien sûr, je ne peux pas m'empêcher d'envisager d'en refaire un... (c'est comme un accouchement en fait)... Pas tout de suite, et bien sûr je sais que ce ne sera jamais pareil... mais dans certains moments d'euphorie, je me dis que ce n'est pas du tout inenvisageable. Je me suis même dit que je pouvais presque en refaire un autre maintenant, là, tant que je suis préparée... Non? ;-)

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Ce marathon, c'est pour moi un vrai challenge personnel : personne ne m'a demandé de le faire. C'était ma décision. La prépa a déjà été l'occasion de me retrouver face à moi-même, de me mettre à l'épreuve, de me prouver que je ne lâchais rien, même si c'était long et coûteux parfois... Le jour J, c'était la même chose. Aventure personnelle donc, mais que je n'aurais pas pu vivre toute seule.

Alors, un grand merci à toi, Thomas, pour ta présence et ton soutien (ici et maintenant, mais pas seulement). Merci d'être fier de moi (encore plus que pour la dictée, non? Je veux pas me la péter, mais là c'était quand même un bien plus gros challenge!), merci d'être resté sous la pluie et de m'avoir prêté le vélo!

Merci Papa-Maman pour m'avoir écoutée vous parler de ce projet un peu crazy, pour avoir gardé les enfants le jour J et pour le repas du lendemain (s'il avait fallu que je fasse la cuisine, je pense que je n'aurais pas mangé du tout, trop fatigant!)

Merci aux bénévoles (bravo, vous êtes restés motivés et motivants malgré la météo pourrie) et à l'organisation, merci à ceux qui ont joué de la musique, merci aux personnes qui nous ont encouragés et tapé dans les mains le long du chemin. C'est pour moi tout le charme de cette compét. Merci à mes copines/copains pour les SMS d'encouragements, avant, pendant et après.

 

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23 mars 2018

Prépa marathon : semaine 10 et dernière ligne droite!

Une fin de préparation tranquille. Trois séances faciles, dans le beau temps et la bonne humeur. Clin d'oeil à mon Léo pour la trentième qui a eu lieu pour son anniversaire, le 18 mars (date qu'il sait dire depuis plusieurs mois. D'ailleurs, quand on parlait de l'anniversaire de Manon, début janvier, à chaque fois qu'il entendait le mot "anniversaire", il disait : "mon 've'saire, c'est le dix-i mass, mon ve'saire à moi" !)

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Et puis pour la dernière ligne droite, je suis sortie un peu, deux petites séances juste pour le plaisir dans la semaine qui précédait le jour J.

Dans cette dernière ligne droite, j'ai commencé à stresser un peu aussi, à moins bien dormir, à rêver de ça. J'ai regardé la météo et malgré mon optimisme habituel, j'ai été obligée d'envisager qu'il allait peut-être pleuvoir. Et c'est cet aspect qui a cristallisé tout mon stress - ce qui était peut-être un bien pour un mal, ça m'a évité de me mettre à douter de moi et de mes capacités! Mais vraiment la pluie je ne la voulais pas, j'étais prête à troquer un mois complet contre juste cette soirée-là sans pluie!! Car s'il pleut ça veut dire: 1. beaucoup moins de public sur le parcours, 2. pas possible de porter ma guirlande électrique, 3. buée et gouttes sur mes lunettes, et 4. moins de plaisir...

J'ai aussi fait des trucs sympa comme me rédiger une antisèche avec des points de repère sur le parcours (j'en connais une bonne partie pour avoir vécu tout tout près du tracé). Et aussi bien sûr préparer une tenue sympa et festive! Plusieurs options s'offraient à moi : 1. le déguisement de sorcière que j'ai porté pour le semi de Jarnac en novembre (voir la photo ci-dessous). Bien car le chapeau me protégerait de la pluie, comme il l'a déjà fait à Jarnac... mais un peu sombre pour une course de nuit. La guirlande lumineuse ne suffit pas à rendre tout ça assez brillant. 2. les colliers de fleurs et éventuellement la jupe de tahitienne que j'avais porté l'année précédente à Jarnac... Mais la jupe, taille enfant je précise, me serre un peu. Alors juste les fleurs, et la guirlande bien sûr. Le tout sur mon T-shirt fluo que j'ai customisé pour l'occasion (mon prénom en gros devant, et puis derrière, comme une excuse vis-à-vis de ceux qui me dépassraient : "c'est mon premier marathon. c'est pour ça que je prends le temps d'en profiter!"). Et des bracelets phosphorescents.

 

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13 mars 2018

Prépa marathon : semaines 8 et 9

Petit regain de motivation après la semaine 8, qui s'est pour sa part terminée avec LA sortie la plus longue: 2 heures 40 pour 25 kilomètres environ. Un bon test pour les cuisses (d'autant que je mets toujours un peu de dénivelé dans mes sorties, pas trop le choix par ici) mais surtout pour le moral! (mes petites pâtes de fruits et ma compote ont été utiles à ce niveau-là!!).

J'ai eu de la chance, il a fait beau... Pas comme le lendemain : Thomas et Manon ont participé à un trail qui aurait été sans doute super sympa, s'il n'y avait pas eu autant de pluie et de boue!

Moi, j'ai fait un parcours en ville pour tester mes chaussettes de compét et les chaussures que je compte porter le jour J (euh... je n'ai pas osé tester la tenue que j'ai prévue, dans une ville où je croise quand même du monde que je connais...). Bon, je l'ai fait, avec plaisir la première heure, la deuxième heure ça allait, et pour le reste, heureusement que j'avais mes trucs à grignoter pour penser à autre chose, car mes abdos et mes cuisses commençaient à tirer!

La semaine 9, je l'ai exploitée à fond, avec des sorties un peu rallongées, et même deux petites sorties supplémentaires: une le mercredi comme je finissais pas trop tard, et une le samedi. Je suis bien, en forme, j'ai envie de courir. Et cette semaine s'est terminée avec le TUA, 18 km et presque 300m de dénivelé +, sous un soleil radieux et avec Tom : un vrai moment sympa, dont on oubliera la performance quand même (à ma décharge, on a passé 20 min à patienter pour un passage difficile). Mais vraiment sympa quand même!

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10 mars 2018

Rester motivée!

J-14, la date fatidique se rapproche, tranquillement. Je reste motivée en passant une bonne partie de mon temps libre (que j'ai bien rare) à me préparer psychologiquement. Je lis, je clique, je pense marathon. Je m'intéresse au vécu des autres qui ont fait ça avant moi. Je me rassure en me disant que je suis quand-même bien préparée... Je retrouve un peu de motiv', car les jours rallongent, je garde l'envie de courir et puis je vois un peu le bout du tunnel...
 Bref, le jour au soleil, ou quand je cours, je me dis que je vais y arriver.

La nuit, je doute. Cette nuit par exemple, dans un demi-sommeil, la folie de mon engagement a surgi dans le noir et m'a sauté à l'esprit. 42,195 km, je n'ai jamais fait ça de ma vie! ça représente au minimum 4 heures et demie d'efforts soutenus (ça d'ailleurs c'est une prévision extrêmement optimiste, je sais que je mettrai bien plus, mais je ne me le dis pas trop fort pour ne pas me décourager d'avance)...Je suis réellement folle, inconsciente, diiiingue de m'être lancée là-dedans!!

Mais je re-regarde la video de promo (qui est super bien faite, chapeau!) et me voilà repartie à y croire. ça va être dur, certes, mais  je suis quand même forte dans ma tête et tout va bien se passer. Il suffit de faire un peu plus de 4 fois 10km, un kilomètre après l'autre, ce n'est pas plus difficile que ça. "Run the mile you are in"...

Courage!!

 

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Paul a eu huit ans

C'était logiquement en avril 2017.

Le jour le plus important de l'année pour Paul, qui l'attend à chaque fois avec une impatience non dissimulée.

On a célébré l'occasion avec ses copains, la veille, avec la famille le jour J (avec une raclette et une tarte aux fraises maison, conformément à ses demandes). Et à la maison, il a reçu un kit de tir à l'arc qui a été testé comme il se doit!

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01 mars 2018

Prépa marathon : semaines 6 et 7

La préparation se poursuit, avec un petit regain de motivation. Mais... c'est long! Je le savais qu'elle serait compliquée cette préparation, mais le savoir ne rend pas la chose plus facile. Les séances en semaine se font toujours avec plaisir et fluidité. Ce sont décidément les sorties longues du week end qui posent souci. Même pas vraiment souci, en fait. Le tout c'est d'y aller. Une fois que je suis partie, ça va, je n'ai mal nulle part, c'est juste que c'est loooong.

Ces semaines-ci, j'ai quand même eu a graaaande chance d'être accompagnée par Manon (qu'on a un peu forcée et qui a passé une bonne partie du temps à râler : "c'est long, j'aime pas les chemins avec des cailloux, je voudrais courir tout le temps en forêt...etc etc"... Et encore, ce n'était qu'une sortie de 40 min...).

Et aussi la chance de faire deux sorties en bord de mer (comme j'étais en vacances, les enfants et moi-même sommes allés voir s'il faisait beau là-bas... et, oui, il faisait beau! Très froid mais beau).Ce sont les deux photos de très mauvaise qualité, faites le soir après coup...

Bon ce qui m'embête un peu, c'est que j'ai été malade et j'ai du coup zappé une sortie, la 18. Mais vraiment je n'aurais pas pu la faire, vu comme j'étais mal!

 

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15 février 2018

Prépa marathon : semaine 5

Allez, me voici à la moitié de ce -difficile- parcours de préparation de mon marathon!

Réelle perte de foi après la séance 15 de samedi, qui était une sortie longue (2h10). Il y avait pourtant tout ce qu'il fallait : du soleil, un beau ciel bleu et clair, de la motivation au départ... Mais en fait, malgré les températures bien de saison, j'avais chaud et je pense que j'ai eu le tort d'enlever ma veste pour courir en tee-shirt. J'ai donc attrapé la crève et une grosse baisse de moral. En plus le sol était très boueux et gelé, donc glissant. J'ai glissé et suis revenue pleine de courbatures dans les cuisses, les fesses et le haut du dos. Bref, il faut se remotiver!!

 

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